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La France des régions 2016 - Approche socio-sanitaire (février 2016)

Depuis le 1er janvier 2016, la France est composée de treize régions au sein de l’Hexagone et de quatre ultramarines en dehors de Mayotte. Présenter les similitudes et les disparités entre les régions issues de ce nouveau découpage et les mettre en regard des caractéristiques socio-sanitaires nationales, tel est l’objet du présent document réalisé par la FNORS (Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de Santé).

Les quelque cinquante indicateurs présentés sont regroupés selon trois axes : un contexte général, l’état de santé mesuré au travers des décès et des affections de longue durée, et l’offre de soins de proximité. Sur la base de ceux-ci ainsi que sur des critères supplémentaires en particulier de mortalité et d’affections longue durée affinés par pathologie, sexe et âge, des analyses multifactorielles ont été réalisées et ont permis de proposer une typologie des 13 régions hexagonales en 6 classes.

 

D'après celle-ci, l'Alsace -Champagne-Ardenne - Lorraine (ACAL) se situe dans une classe avec les régions Bourgogne - Franche-Comté, Centre Val de Loire et Normandie.

Celles-ci ont des caractéristiques sociodémographiques qui ne se distinguent quasiment pas de celles observées à l'échelle de la France métropolitaine. La proportion d'ouvriers y est cependant supérieure (en ACAL : 26,5 % des actifs de 15-64 ans ayant un emploi sont ouvriers contre 21,4 % en France hexagonale). 

Dans l’ensemble, les indicateurs de mortalité sont supérieurs aux valeurs hexagonales. La région ACAL est par exemple située au 2ème rang de ces 13 nouvelles régions au regard du taux standardisé de mortalité générale 2010-2012 (818,0 pour 100 000) après le Nord-Pas-de-Calais – Picardie (924,0) et pour une valeur nationale métropolitaine de 764,5. La mortalité prématurée en ACAL est aussi significativement supérieure à la valeur hexagonale (195,7 contre 191,3 pour 100 000), de même que la mortalité par cancers (232,4 contre 221,1) et par maladies de l’appareil circulatoire (211,9 contre 192,3). Les taux standardisés d’admissions 2011-2013 en ALD pour ces deux derniers groupes de pathologies en ACAL sont également plus élevés que la moyenne française (respectivement 495,5 contre 485,3 pour 100 000 et 652,0 contre 610,2), de même que pour le diabète (415,3 contre 366,4). A l’inverse ce taux est significativement plus faible en ce qui concerne les maladies psychiques (150,2 contre 204,8) : celles-ci sont plus fréquentes dans le sud de l’Hexagone et en Bretagne.

S’agissant de l’offre de soins de proximité (médecins généralistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes libéraux), les régions de la classe de l’ACAL sont parmi les moins bien dotées.

L’ensemble du document est consultable ici.

Une déclinaison de ces indicateurs à l'échelle infra-régionale sera proposée en 2016 par l'ORS Alsace et l'ORSAS Lorraine.

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